« L’Esprit Saint m’a toujours contrarié, mais en mieux »

Pour aller plus loin avec le père Marie-Eugène de l’Enfant-Jésus (1894-1967), carme, fondateur de l’institut Notre-Dame de Vie.

« L’Esprit Saint m’a toujours contrarié, mais en mieux »

« Toute ma vie a été basée sur la découverte de l’Esprit Saint. Je l’appelle mon ami, et je crois que j’ai des raisons pour cela », confiait le père Marie-Eugène. Agir sous l’action de l’Esprit n’est pas commode, témoigne le carme dans ses écrits. Il nous bouscule. « Comme le bon Dieu est transcendant*, on ne sait jamais ce qu’il veut ». Il faut donc bien faire des projets, prendre des décisions, mais « en appelant l’Esprit Saint, et se tenant prêt à ce qu’il détruise tout. Bien souvent il commence par contredire [notre manière de voir] ». Alors il faut marcher dans l’obscurité, en réalisant ses tâches quotidiennes. « Ensuite il y a sa lumière qui est une certitude ». La paix et la joie en sont les signes. Et ce n’est pas réservé à une élite, précise le prêtre : « Qu’importent les qualités naturelles ! La grande richesse, c’est d’être saisi et transformé par l’Esprit ». Nul besoin d’être un héros. « L’Esprit-Saint a besoin de notre docilité, de notre attention, beaucoup plus que de notre force. De la force, il en a, lui, la force infinie, et il nous en donnera si nous n’en avons pas. Il faut que nous soyons ouverts à l’Esprit Saint : voilà la première condition de notre vie spirituelle. »

*Hors de portée de l’expérience ou de la pensée humaine

 

À LIRE

•          Marie-Eugène de l’Enfant-Jésus, Je veux voir Dieu.

Un véritable hymne à l’Esprit qui envahit le baptisé et le sanctifie pour en faire un apôtre au service de l’Église.

•          Joël Guibert, Renaître d’en haut, une vie renouvelée par l’Esprit-Saint, ed. de l’Emmanuel, 2008.

10 mai 2016  //  Par :   //  L'Esprit saint  //  Pas de commentaire   //   710 Vues

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