Le Carmel aujourd’hui

Le 17 juillet, 1794, 16 carmélites de Compiègne meurent ensemble, sur l’échafaud, à Paris. C’est la grande Terreur. Ce tragique épisode les a rendues célèbres. Au-delà de leur mission ecclésiale (elles sont béatifiées) et de leur destinée littéraire (opéra, théâtre, littérature) elles nous invitent à re-découvrir ce qui les a fait vivre au jour le jour et ce qui nous fait vivre encore, dans la grande famille du Carmel.

Le Mont Carmel , en Palestine, est connu de la bible à cause de la présence du prophète Elie.  (1 et 2 Rois)

Au 13ème siècle, quelques croisés se retirèrent en leurs solitudes pour vivre uniquement dans la prière et la pénitence, à la suite du Seigneur Jésus-Christ. Leur Règle de vie ? Vivre dans la dépendance de Jésus-Christ, le servir fidèlement ; demeurant chacun dans sa cellule, dans la solitude et le silence, méditant nuit et jour la Loi (parole) du Seigneur et veillant dans la prière ; célébrant chaque jour, en communauté, l’Eucharistie et la prière de l’Eglise ; pratiquant l’ascèse selon l’Evangile et s’adonnant fidèlement au travail pour gagner leur vie ;  tout cela dans une vie fraternelle et dans l’obéissance en la personne du prieur.

Thérèse d’Avila (1515-1582, celle qui sera la « Madre « ) entra dans le monastère de sa ville natale. Mais au bout de 20 ans environ, elle fut appelée par le Seigneur pour  redonner sa vigueur primitive à la Règle du Carmel. Elle lui insuffla un grand souffle apostolique afin que ses sœurs « soient telles qu’elles obtiennent de Dieu ce qu’elles demandent dans leur ardente intercession pour l’Eglise » et pour tous leurs contemporains. Pour cela, elle établit les 2 heures  d’oraison (prière silencieuse) quotidiennes. C’est le « méditez jour et nuit … » initial en vue du salut de tous les hommes, en Jésus-Christ.
C’est ce que toutes les soeurs carmélites sont appelées à vivre depuis 1562, date de la fondation du premier monastère ; c’est là leur mission particulière dans l’Eglise.

Or, en cette année 2015, nous fêtons le 500ème anniversaire de la naissance de celle qui fut Mère Réformatrice et Fondatrice, « la Madre », Thérèse d’Avila.
Nous voulons rendre grâce pour tout ce qu’elle a apporté à l’Eglise, son exemple de don total au Christ, son désir ardent d’aider les autres à faire cette découverte de l’amour, source vivifiante vers laquelle nous marchons tous. Saint Jean de la Croix (1542-1591) l’a beaucoup aidée dans cette mission de fondatrice et de réformatrice.

Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus, (Lisieux) est la plus célèbre de ses « filles » ; mais  il y en a bien d’autres moins connues, dans tous les pays du monde. Sans parler des frères carmes, réformés et refondés aussi par Thérèse d’Avila.

Aussi, désirons-nous qu’en cet anniversaire, beaucoup de jeunes et de moins jeunes découvrent la voie qui mène à cette source de vie, à « ce feu qui brûle et remplit d’amour », et puissent répondre, dans la joie, à l’appel qu’ils pourront entendre.
Chaque jour en union avec nos frères carmes, nous continuons, à Jonquières, cette veille de prière silencieuse, dans une vie cachée. Nous sommes actuellement 12 sœurs, et plus de 70 monastères en France, un vrai réseau … !

L’Eglise attend cela de chacun, chacune de nous, pour que ce mystère de la prière soit un chemin de Vie pour le plus grand nombre possible.

 

« Dans le cœur de l’Eglise, ma Mère, je serai l’Amour. »

Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus

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5 mars 2015  //  Par :   //  Année de la vie consacrée  //  Pas de commentaire   //   1253 Vues

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