La Prière des Mères, ou comment (re)découvrir la puissance de la prière

Il n’y a pas de cas trop difficile pour le Seigneur ! « Etre maman – a dit le Pape François dans sa catéchèse du mercredi 17 septembre– signifie faire face, pour ses enfants ».

Devant le désarroi des mères face aux difficultés, accidents, maladies ou mauvais choix de leurs (grands) enfants, il y a toujours la prière d’un cœur aimant. Mais comment prier seule quand on porte de si lourds fardeaux ? Dieu a répondu en suscitant la « Prière des Mères ». Gros plan sur ce mouvement qui ne fait pas de bruit mais où Dieu soulage, apaise les cœurs et fait des miracles. Dans l’Oise, existe déjà une multitude de groupes, en ville ou à la campagne, allons à leur découverte.

L’origine de la Prière des Mères….

Il y a juste 18 ans, en Novembre 1995, Veronica Williams, une catholique anglaise déjà grand-mère, est bouleversée par un rapport qu’elle prépare avec un groupe œcuménique à destination du parlement britannique : violence, drogue, alcool, pornographie et abus, touchants les enfants et les jeunes. Sa belle-sœur Sandra, mère de 8 enfants et femme de diacre, reçoit un même appel : elles commencent alors à prier pour discerner comment donner suite à cette intuition. La « Prière des Mères » est née. Véritable cadeau du bon Dieu, ce mouvement n’a jamais été « lancé » par sa fondatrice,  mais se répand aujourd’hui dans la discrétion et la simplicité, dans plus de 100 pays du monde. Le livret de prière est déjà traduit en  40 langues dont le coréen, l’arabe, le russe et le japonais.

Dans l’hexagone, plus de 2000 groupes sont répertoriés auprès de l’antenne française de la Prière des Mères, Boulevard Lannes à Paris. La spiritualité de la Prière des Mères est celle de l’abandon et du lâcher prise. Elle s’appuie sur cette Parole : « Venez à Moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et Moi je vous soulagerai » St Matthieu 11,28 ; les mères déposent souffrances et angoisses au pied de la croix, sûres qu’Il agira, à Sa façon et en Son temps. D’origine catholique ce mouvement sert à l’unité des chrétiens ; il a reçu le soutien de nombreux prêtres et évêques (le Cardinal Barbarin, Mgr Rey, Mgr Minnerath, Mgr Jaeger …) et du Conseil Œcuménique des Eglises à Genève. La fondatrice Véronica Williams, a été plusieurs fois reçue au Vatican où elle a reçu tous les encouragements. Dans certains pays d’origine protestante ou orthodoxe, la prière des mères est vécue de la même façon.

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Les réunions hebdomadaires :

On se réunit entre mères de famille (ou femmes ayant un cœur de mère), chez l’une d’entre elles, à l’heure qui convient. Prière au Saint-Esprit, puis durant environ une heure, on suit le livret de prières que l’association Prière des Mères met à votre disposition. Le tout entrecoupé de chants de louange et de lectures de la Bible. Puis pour terminer, à tour de rôle, les mamans vont au pied de la croix déposer dans un petit panier le prénom de leur enfant inscrit sur un papier blanc, rond comme une hostie. Chaque enfant est confié; enfant de chair, enfant de l’Esprit : prêtre, filleul ou mari. Enfant perdu en fausse couche, enfant que vous connaissez et que vous confiez au nom de sa mère…

Deux règles animent ces réunions : confidentialité et l’absence de conseils. Chaque mère doit se sentir en sécurité, tout ce qu’elle pourra dire, les larmes que l’Esprit Saint fera souvent couler, les émotions qu’elle peut ressentir, cela reste confidentiel. Les mamans qui sont là partagent ce moment en silence. La seconde règle est l’absence de conseil. Ni le temps de Dieu, ni les voies de la Providence ne nous appartiennent. Véronica conclut : « Il faut agir en vue du salut éternel. Dieu honore toujours la confiance que nous plaçons en Lui. Il ne s’agit pas d’une confiance à 98%; non, c’est le 100% qui nous est demandé ! La seule façon de laisser partir nos enfants est de les donner à Dieu… »

Quelques témoignages :

La Prière des Mères est devenue pour moi la respiration essentielle de ma semaine ; je suis frappée par le rapprochement spirituel qui se tisse au fil des semaines au sein de notre groupe….

Samedi dernier, je participais à une journée de récollection : il y avait là 3 jeunes du Cénacle (centre pour les drogués) qui ont donné leur témoignage ; les 3 ont insisté pour dire que c’était la prière de leur mère qui les avait sauvés

Ma fille dont je n’avais plus de nouvelles depuis 3 ans vient de me faire l’immense joie d’une longue et sincère conversation au téléphone…

J’ai prié pour que mon fils adulte et mon mari se réconcilient : ils ne s’étaient plus parlés depuis quelques années. Le Seigneur a exaucé mes prières

Je n’avais pas vu mon fils depuis 2 ans et il ne voulait plus avoir de contact avec nous… Merci pour vos prières… J’ai pu le revoir et passer un moment merveilleux avec mes petits-enfants ; mon fils m’a laissé m’en occuper, alors qu’il y a 2 ans je ne pouvais même pas toucher mon petit-fils…

Après mon divorce, j’ai dû jongler avec mon travail, la maison, les enfants et un cancer qui est venu se rajouter…Mon fils s’est laissé entraîner par de mauvaises rencontres et a sombré dans la drogue, il est parti en Angleterre en laissant tomber ses examens. Dans mon petit groupe, j’ai pu partager ma souffrance et prier avec mes soeurs. Et comme l’enfant prodigue, mon fils est revenu ! Il a repris ses études et réussi son bac. La Prière des Mères l’a accompagné durant ces 2 années ; maintenant il est en paix avec son passé et dénonce les dangers de la drogue auprès des jeunes qu’il côtoie.

 

Pour trouver un groupe dans votre région ou pour se procurer le livret « Prière des Mères », vous pouvez écrire au 69 bld Lannes – 75116 Paris, ou contacter le : 01 45 04 03 82 (permanence téléphonique le jeudi)

+ d’infos disponibles sur www.prieredesmeres.com

18 novembre 2013  //  Par :   //  Couples et Familles, Diocèse, Initiatives, Vie des paroisses  //  3 Commentaires   //   5812 Vues
3 Commentaires à “La Prière des Mères, ou comment (re)découvrir la puissance de la prière”
  • marie R
    25 novembre 2013 - Répondre

    De très beaux témoignages qui parlent à eux seuls. Il y a un temps les vendredi matin à la maison diocésaine de Beauvais.

  • Mme debray
    30 juin 2017 - Répondre

    je suis seule, mon fils est loin, ma fille tout près mais ne me parle plus depuis une réflexion à propos de son frère. Je me suis excusée, je lui ai demandé pardon, rien n’y fait. Dans son esprit je l’ai chassée, ce qui est faux, bien sûr, il y aura 2 ans fin août que cela dure, mon mari est parti vers Dieu il y a eu 2 ans en mai; ma solitude est grande et une amie m’a parlé de la prière des mères, mais je serai seule pour prier, comment faire?

    • Jenny Tille Martinez
      4 juillet 2017 - Répondre

      Madame,
      afin de répondre à votre demande, auriez vous l’amabilité de m’indiquer quelle est votre paroisse ?
      Bien cordialement,
      Jenny

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