Se confesser, pour quoi faire ?

« Je n’ai pas le temps», «je ne sais pas faire », « je me confesse directement à Dieu », ou encore, « je n’ose pas »… Nous avons tous une excuse sous le coude pour ne pas aller nous confesser. Quel dommage ! Voici cinq bonnes raisons de courir au confessionnal (au lieu de nous auto-absoudre dans notre coin).

– Être libéré du mal et s’entendre dire personnellement « je te pardonne tous tes péchés ». Je suis aimé de Dieu quoi qu’il arrive ! Se confesser, c’est comme une bouffée d’oxygène après être resté longtemps sous l’eau. Les péchés pardonnés sont rayés, effacés. Quelle joie et quel soulagement ! La lumière jaillit des ténèbres et cela se lit généralement sur les visages.

– Se donner l’occasion d’un examen de conscience. Aller se confesser, c’est s’obliger à prendre un moment pour faire le point sur sa vie intérieure, en profondeur, avec l’aide de l’Esprit Saint.

« L’ouverture des lèvres est le signe de l’ouverture du cœur ».

Quelles paroles, quelles pensées, quelles actions et quelles omissions ont blessé Dieu, mes frères, moi-même ou la Création ?

Autrement dit, où et comment me suis-je éloigné de l’amour de Dieu ? En se confessant régulièrement, on avance dans la lucidité de son péché. Non pas pour se culpabiliser, bien au contraire, mais pour tout remettre entre les mains du Seigneur.

– Le prêtre est là pour ça, et ne juge pas. « Recevez l’Esprit Saint : les péchés seront remis à ceux à qui vous les remettrez, ils seront retenus à ceux à qui vous les retiendrez ». (Jn 20, 22-23). A la suite des apôtres, le prêtre a reçu le pouvoir de pardonner les pêchés. Il est donc chargé de le faire ! « J’aime beaucoup confesser, c’est une des plus grandes grâces de mon sacerdoce », confie le père Loïc Corlay, de la paroisse de Liancourt. Bref, le ministère du pardon, ça forge l’âme sacerdotale.

« La confession est un cadeau de Dieu pour sortir de nos impasses ».

– Confesser ses péchés est une école d’humilité. C’est toujours difficile, et pour tout le monde. « L’ouverture des lèvres est le signe de l’ouverture du cœur », aime à dire le Père Pascal Ide. Il y a souvent un orgueil caché dans le refus de parler ». Par l’aveu, l’homme regarde en face ses péchés et en assume la responsabilité. Il s’ouvre ainsi, dans sa chair et dans son cœur, à la miséricorde infinie du Père. Dans cette démarche, le prêtre, ministre du sacrement, peut aider celui qui en fait la demande.

– La confession est agissante, puissance de guérison et de libération. Comme les six autres sacrements de l’Eglise, la réconciliation confère une grâce sanctifiante. Plus on se confesse, plus on résiste à la ten- tation. C’est une aide réelle et efficace sur le chemin de croissance dans la vie spirituelle. C’est un cadeau de Dieu pour sortir de nos impasses ! La contrition et la ferme volonté de ne plus retomber font partie intégrante du sacrement de réconciliation. Enfin, recevoir la miséricorde divine aide à être soi-même miséricordieux.

Alors courons ! L’oasis de miséricorde est à portée de mots. Et Dieu nous attend depuis si longtemps…

Raphaëlle Villemain

Pour aller plus loin

  • logo-ktotv« La confession, un sacrement et un mystère dont le père Christian Lancrey-Javal, curé de Saint-Louis d’Antin à Paris, dévoile toute la profondeur sur http://www.ktotv.com/« 
  • Témoignage de Pauline, la puissance de la confession sur http://www.ktotv.com/
19 janvier 2016  //  Par :   //  Approfondir sa foi, Jubilé de la miséricorde  //  Pas de commentaire   //   1282 Vues

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