Souhaiter la conversion de l’autre ?

Guillaume Fauchère, 35 ans, habite à Bondy, en Seine-Saint-Denis. Il est bénévole pour l’association « Le Rocher Oasis des cités ».

J’ai souvent évoqué le sujet avec des jeunes de la cité. Il me semble qu’il faut regarder en face le fait que chacun souhaite que l’autre se convertisse. Ce n’est pas un problème, au contraire. Si je prends l’exemple d’un musulman : il veut me partager sa foi car il pense que c’est ce qu’il y a de meilleur pour lui et pour tous les hommes. Souhaiter que je me convertisse est donc pour lui me souhaiter le meilleur. Il en va exactement de même pour moi : ma foi chrétienne est ce que j’ai de plus précieux. Elle embellit, oriente et transforme ma vie. Je souhaite donc également à tous de découvrir ce trésor. Ce constat ne doit pas faire peur. Cela n’empêche ni le respect de la liberté de l’autre, ni le dialogue pour comprendre comment l’autre perçoit la vérité.

Cependant, il est important de préciser que pour qu’il y ait respect de la liberté de l’autre, il ne faut pas souhaiter le convertir, mais souhaiter qu’il se convertisse. Même Dieu ne convertit personne de force, il frappe à la porte et attend notre libre réponse… Nous annonçons un message par nos paroles et par nos témoignages de vies, puis nous laissons les personnes décider de ce qu’elles en font. Le dialogue permet de comprendre et d’aimer. Il désarme les peurs et les tensions qui naissent souvent lorsque l’autre reste un inconnu.

Le rocher oasis des cités : assolerocher.org

11 avril 2016  //  Par :   //  Chrétiens et musulmans : comment vivre ensemble ?  //  Pas de commentaire   //   575 Vues

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